09 avril 2008
la ballade se prolonge!!!
J'ai eu quelques commentaires sur ma promenade mais dis donc les filles, vous n'avez pas pensé que vous emmenais faire une ballade à Calcutta? hé oui c'est ça le but!!!
Je vous emmene donc à la rencontre de ces "fiers bengalis" dont je parlais hier, Il y a une effervescence incroyable dans cette cité et ses habitants adorent leur ville. Certes il y a certaines lacunes dans les infrastructures, mais le dynamisme de s habitants en compense une large partie.
C'est par exemple la ville ou j'ai vu le plus de jardins et de larges allées où il fait bon se promener, en dépit du bruit assourdissant du traffic. En bas: le Victoria Memorial, dans lequel je ne suis pas rentrée: il y a trois ans, le parc était gratuit, aujourd'hui chaque indien doit payer 10 roupies pour y pénétrer, et les étrangers 150!!!! Un scandale!!! et encore... Je connais quelqu'un qui aurait dit: "laaaamentable"...
Et enfin, un petit tour par " little Benares" (Benares je sais pas mais little c'est certain) à 5 minute à pied du mouroir, c'est là que s'opèrent les différents rites de purification hindouistes.

La deesse accueille l'hindou aux portes de la mort.... C'est sur ce ghat que beaucoup d'hindous sont incinérés avant que leurs cendres ne soient répandues dans la rivière...
07 avril 2008
Marche dans la ville
Juste quelques clichés pris comme ça au hasard d'une promenade hier après midi. On ressent vraiment la fierté de la cité au travers de ses habitants, il y a une ambiance vraiment fascinante ici...

Une jolie marchande de fleurs...
Le New Market de Kolkata, qui désormais porte bien son nom!
Un gamin des rues...
Scène "banale" devant l'Oberoi: le plus luxueux hotel de la ville, que voici en dessous:

Comme quoi il y a de belles ballades dans le coin....
06 avril 2008
Redécouverte
KALI TEMPLE vu du toit de Nirmal Hridray
Shop de jus de canne à sucre, très populaire en Inde
Les batiments de l'époque coloniale pas mal de rénovations finalement!
Apéro dans le salon de la salvation hier soir avec des américains, des english, un russian, un australian and deux french people (dont me).
"Ils sont si mignons... Et ils ne demandent qu'une roupie.... Ce n'est RIEN voyons!" Voila le genre de réflexion qu'il faut refuser de se faire.
Car certes, c'est vrai, ils sont SUPER mignons. Certes une roupie n'est RIEN (0.01 Euro), Tellement rien que ça ne changera RIEN à leur situation ! Pire: on encourage les enfants à tout attendre des autres et donc à être assistés. Depuis huit mois que je suis en Inde je n'ai JAMAIS donné à un enfant excepté des biscuits, et encore, de très rares fois. Mais quand je vois parfois des gosses de même pas un an auxquels on n'a appris qu'une seule chose: tendre la main et sourire, j'ai le poil qui se hérisse!!! De plus en plus à Sudder street, on voit des enfants en uniforme d'école tendre la main aux touristes. Bah oui, pas bêtes, les petits: TOUT LE MONDE SAIT où il y a de l'argent facile... Donc à la sortie de l'école et avant de rentrer à la maison... Pourquoi ne pas se faire un peu d'argent de poche?
Certaines femmes vont même jusqu'à louer des bébés à la journée pour faire plus pitié... Bref, je ne nie pas la pauvreté en Inde, en revanche je n'oublie pas que c'est à la mafia que la mendicité profite le plus souvent et qu'il vaut mieux s'investir dans des assocs' que de déculpabiliser en lachant trois sous qui ne changeront RIEN à leur situation!
C'est bête à dire... mais malheureusement c'est fou le nombre de touristes qui ne comprennent pas ce SIMPLE raisonnement et qui continuent d'alimenter un système complètement corrompu!
Et oui j'ai beau être très heureuse de retrouver Calcutta, tout n'est pas forcément magnifique!
Le marché de Kalighat: presque uniquement des objets pieux en l'honneur du panthéon hindouiste.
05 avril 2008
Je suis chez moi!
C fou comme je me rattrape sur les photos! j'ai accumulé tant de frustration de n'avoir qu'un appareil argentique la derniere fois que là je me lache!
voici donc ma rue, qu'on dirait qu'elle a été bombardée : Sudder Street! La seul chose qui a changé depuis trois ans, c'est le trou: il est plus grand... Y'a du progrès!
Le quartier de Kalighat, vu de la terrasse de Nirmal Hridray, le " mouroir" de mère Théresa, le premier dispensaire qu'elle a fondé. Enfin bon mouroir mouroir ( "dis moi si je suis... nan je rigole!" ) Selon les statistique il n'y aurait que 5% de décès parmis les pensionnaires de ce dispensaire.

Cette image mérite d'ètre commentée tant elle reflète le côté "bazar" de Calcutta : On voit ici des couches en tissus sécher au doux soleil (!!!) de Calcutta, devant un immense crucifix sous lequel est inscrit la phrase : "j'ai soif" une des dernières paroles du Christ, indiquant qu'il avait également soif d'amour. Mère théresa pensait que dans chaque personne misérable que l'on croise , il faut voir en elle Jésus qui demande à être rassasié d'amour. Cette question de la divinité au coeur de chaque être humain est présente également dans la religion hindouiste, puisque le mot "namaste": synonyme de "bonjour", veut aussi dire " Je respecte (ou je salue) le dieu qui est en toi".
Ainsi, même si l'on ne se prosterne pas forcément devant les destitués de Nirmal Hridray, les volontaires sont avant tout présents pour leur donner tout l'amour et l'attention dont ils sont capables.
Pour finir il faut savoir que ce dispensaire catholique, est dans les locaux d'une ancienne mosquée et que si on plisse les yeux, on aperçoit le toit du temple de Kali voisin.
Mélange du sacré et du... crade, mélange des genres... Bienvenue à Calcutta!
PS: Possible également de voir "ma vidéo star" sur Daily motion en cliquant ici
Les vendeuses de fleurs à donner en offrande à la déesse Kali.
03 avril 2008
Youpi tralala!!!!!
CA Y EST!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après trois ans de nostalgie maladive à propos d'une ville dont je rêvais quasiment toutes les nuits j'ai enfin retrouvé ma terre promise.... plus en bordel que jamais!!!
Mais bon Calcutta est le seul endroit au monde où je tolère la saleté donc ça devrait le faire!
Je reprends mes bonnes vieilles habitudes (celles qui m'ont tirée du lit tous les matins s'en souviendront...) Demain lever 6h30 et direction la mother house pour le petit dej avant de retrouver mes petites vieilles préférées de Kalighat!!!
Je sens que je vais pas dormir cette nuit (surtout que ma chambre est au rez de chaussé et que je sais qu'il y a des rats... ;-D
4 avril
Et bien c'est comme je l'avais prévu: nuit horrible et ce fut très dur de se lever!! Mais je n'ai pas pu résister au petit dej dégueu que propose la mother house et dès 6h30 j'étais debout!
Quelles sensations étranges!!! Reprendre le même chemin, celui que j'ai refait en rêve pendant trois longues années, sans hésiter un seul instant sur la direction! Et ce qu'il y a de drole, c'est que je me souvenais des odeurs qu'il y allait avoir en fonction de l'avancée du chemin: "ah, à ce niveau là, ça sentait le brulé, là ça puait à cause de la décharge (devant une église entre Sudder street et la mother House) ah et puis là c'est le quartier musulman et ca sent la viande qui n'a jamais vu un frigo! et à chaque fois, pile au bon moment, c'était exactement selon mes souvenirs!
Au mouroir de Kalighat, j'ai eu une bouffée de joie car j'ai revu la petite grand mère à laquelle j'étais le plus attachée: Sépali! Qui, je suis sure a fait semblant de me reconnaitre: "ah Mary didi, Mary didi ! (didi veut dire soeur en Hindi) Yes I remember you!" Oui sauf J'ai vite remarqué que ses pupilles étaient biern blanches et qu'elle ne voyait plus rien! J'ai vite retrouvé les réflexes de volontaires, je savais où étaient les changes et les médocs, comment on met une couche taillée dans un torchon, comment on fait boire le tchai ou l'eau à la petite cuillière... La misère est toujours aussi présente à Calcutta et rien n'a vraiment changé: Par exemple il y a toujours la photo de mes copines et moi au dessus de l'unique table du Curd Corner, le bar où l'on se gavait des bons Lassis de Sony, plus en forme que jamais d'ailleurs!
Je voudrai encore écrire tellement de chose mais je dois aller à la maison mère pour l'inscription!
J'Y SUIS!!!! (2eme en partant de la gauche)
01 avril 2008
Adieu, maam la professeur...
Aaaaaaaaaaaah ça va me manquer des élèves comme eux!!!
aujourd'hui c'était mon dernier cours avec mes diplômes avancés préférés! et oui, huit mois de cours trois fois par semaine ça soude c'est certain! Ils m'ont comblée toute cette année, par leur vivacité d'esprit, leur motivation, leur curiosité à l'égard de la culture française, et aussi par des sorties au restau, des cadeaux, des fleurs, des gâteaux à leur sauce que je mangeais consciencieusement par ce qu'"ils étaient offerts de bon coeur". Ce soir j'ai apporté des gâteaux et eux... des cadeaux! un sac à main, une étolle, un sac à dos. Ils ont fait un super discours de remerciements et tout et tout... bref je sors de là avec la tête comme un melon, sûre de mon talent ou devrais-je dire de mon génie à enseigner! Ah comme j'aimerai avoir les mêmes en France l'année prochaine!
de gauche à droite en partant du haut: Shalmali, Vikas, Mahesh, Vallari, Aparna, Seema, Pratchi, Sheetal, Swapnali.
En bas: Parisha, Tanvi, Kirti, Aarti et moi. Voilà comme ça je ne pourrai pas oublier les prénoms!
journée à Sinhagad avec mes élèves
Dimanche dernier, mes élèves m'ont emmené faire un trek dans les montagnes du Maharashtra sur les traces du héros de la région, le célébrissime Shivaji. Nous sommes donc tous partis à 5h30 du matin (trop dur!) en voiture et en moto pour grimper dans la montagne. Naturellement, nous sommes en Inde, arrivés sur place, la montagne était déjà investie par une foule super motivée et là... La course a commencé!
Et oui on n'était pas là pour une ballade mais bien pour un challenge! sur les chemins escarpés de montagne, on se bouscule, on se double et le jeu consiste à se dépasser les uns les autres! J'ai vraiment cru que c'était un traquenard! Moi qui partait en me disant que je devais arriver la première, je suis arrivée bonne quatrième... en partant de la fin!!!
Le site est situé sur le plateau du Deccan et "c'est de toute beauté"! Sinhagad est une des premiers forts que Shivaji conquérit au XVIIème siècle. La légende raconte que le fort était occupé par les Moghols, musulmans et que comme Shivaji était hindou, il ne supportait pas l'occupation de son territoire par des étrangers. Il envoya donc son bras droit laver dans le sang cet affront. Ce fameux bras droit était aussi son meilleur ami son "Simha". Celui-ci s'appretait à célébrer le mariage de son fils lorsqu'il reçu sa mission envoyée par Shivaji. Il aurait déclaré: "mon devoir de sujet passe avant celui de père." Et il a foncé se faire tuer et accessoirement reconquérir le fameux fort, après avoir escaladé de nuit la montagne. Tout en montant les sentiers escarpés de la montagne, je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer, grimpant en soufflant la montagne avec toute son armure et je n'arrivais pas à me le représenter autrement qu'en nage en tain de se poser la question fatale: "mais pourquoi j'ai dis une telle connerie?! quand je pense que je pourrais être en train de faire la fête et que je suis là à m'acharner sur des rochers pour un fort débile!!!" Enfin là c'est de la pure interprétation.... toujourd est-il qu'il a mis une bâche aux Moghôls et que depuis les punéites se sentent plus quand on leur parle de Shivaji! 


Coucou c'est nous!!!! Prasad, Vikram, Ashish ("c'est ton vrai prénom Ashish??? Mais qu'est ce qu'ils avaient fumé tes parents avant de choisir ton prénom???? Oups! Ah bah en fait je sais!") Aradhana et la petite fille d'Indrayani.... heu... Anoushka oui voilà je sais!!!
devant l'entrée du fort: une belle brochette d'élèves: Prasad, Ashwini, Surekha, Indrayani, Ashish, Vikram, Amrish et Aradhana. Ils sont tous là? ouf!!! j'ai réussi à me souvenir de leurs prénoms!
Ah la photo du bas c'est pour la rubrique gore: c'est du haut de ce promontoire que l'on jetait les criminels! C'est vertigineux et ça pousse au sadisme. Pratique apparement très courante à cette époque, dans le film Jodhaa Akbar, on voit le héros balancer son frère traître du balcon mais comme ça ne le tue pas il descend le chercher, le remonte et le relance! filmé à la bollywood c'est grandiose!
24 mars 2008
rerererereRectification
Et voilà ce coup-ci ça marche!!
Les photos sont désormais accessibles par RSS
en bas dans la colone de gauche !
OUF!
21 mars 2008
La condition féminine en Inde
Voici un article datant d'il y a (seulement) deux ans, que j'ai trouvé sur le site du quotidien The Independant. Bonne lecture aux amateurs de scénarios gores... Le point positif? Cet article est tiré d'un journal indien, et s'il y a bien une chose dont on ne peut pas se plaindre dans ce pays, c'est la liberté de la presse!
L’Inde abolit le droit du mari à violer sa femme.
Par Justin Hugler de Delhi.
Vendredi 27 Octobre 2006
Pour la première fois, la femme Indienne a une protection contre les mauvais traitements qu’elle peut subir au sein de sa propre maison grace à une loi passée hier en force. C’est la première fois qu’une loi indienne reconnaît le viol au sein du mariage ainsi que les maltraitances sexuelles, émotionnelles ou verbales. Les rues sont sûres en Inde, mais une femme n’est pas en sécurité chez elle.
Il y a un taux remarquablement bas de violence contre les étrangers dans la plupart des grandes villes et il est n’est pas dangereux d’arpenter les rues de Bombay ou Bangalore tard dans la nuit. Mais toutes les six heures, une jeune femme mariée est brûlée vive, battue à mort ou forcée à se suicider par un mari la torturant psychologiquement.
Plus des deux tiers des femmes mariées en Inde, âgées entre 15 et 49 ans ont été battues violées ou abusées selon le Fond des Nations Unies pour la Population.
L’une des raisons les plus fréquentes de cette violence envers les femmes est liée à la dot. En effet, dans la plus grande majorité des cas, la famille de la mariée est encore censée la pourvoir lors du mariage.
Les maris -ou leur famille- qui ne sont pas satisfaits du prix payé, maltraitent émotionnellement la nouvelle épousée et souvent même vont jusqu’à la tuer. En 2005, 6787 cas de femmes assassinées par leur mari ou leur belle-famille à cause de la dot ont été enregistrés. De nombreuses ont vu leur sari prendre feu par « mégarde » dans la cuisine ; meurtre unanimement déclaré comme un accident domestique par la belle-famille…
Les violences envers les femmes étaient déjà illégales, selon une loi datant de 1983, mais celle-ci reconnaît le viol dans le mariage. Car auparavant, il était impossible de porter plainte pour cela étant donné que le mari ne faisait qu’accomplir son devoir conjugal. La nouvelle loi innove en ce qu’elle reconnaît également les maltraitances verbales, émotionnelles et économiques comme un crime. La sanction peut aller jusqu’à un an de prison et 300€ d’amende. Une loi existante prévoit encore un allongement de la sentence pour violences physiques. Plus important encore, la loi oblige un mari abusif à partager son patrimoine avec sa victime et à lui offrir les soins médicaux. Un autre point crucial : elle garantit à la victime le droit de pouvoir continuer à vivre dans la maison de famille, qui est encore habitée par la majorité de ses membres en Inde, et les victimes sont souvent jetées dehors par leur époux ou sa famille, les laissant sans abri ni argent pour survivre.
« Cela va pousser les femmes à se lever pour leurs droits et prendre toutes les précautions nécessaires pour les faire valoir » a commenté la ministre du developpement de la femme et de l’enfant Renuka Chowdury. Auparavant les femmes avaient peur de parler car elles risquaient de perdre le support financier de leur mari non seulement pour elles mêmes mais aussi pour leurs enfants.
Reste le problème que même sous cette nouvelle législation, de nombreux cas de maltraitance ne seront pas référencés, et cela même si les comportements domestiques changent. Le rapport de l’UNFPA déclare que 70% des mauvais traitements ont étés justifiés par les maris selon certaines prétendues circonstances spéciales, dont par exemple un refus de rapport sexuel ou même un dîner servi en retard…
Une femme tuée après avoir refusé un rapport sexuel
Tripla, née en Inde de l’ouest.
Tripla est née dans la jungle de l’Inde orientale, mais est morte à des centaines de miles de son lieu de naissance, dans un champ broussailleux près de Delhi, assassinée par son mari parce qu’elle avait refusé de coucher avec le frère de celui-ci. Née dans une famille sans le sou, elle se laissa vendre par ses parents pour la somme de 130€ lorsque le premier prétendant se présenta. Elle n’a jamais revu son foyer ou sa famille.
Son mari l’a emmenée dans son village, au sein du district de Mewat, à une heure de route de New Delhi. Il faut savoir qu’il y a une pénurie de femmes dans cette zone, due aux avortements massifs de fœtus de petites filles. Ils y ont vécu en tant que mari et femme durant six mois, jusqu’à ce qu’Ajmer, son époux, lui ordonne de coucher avec son frère, qui ne pouvait pas se payer une épouse. Devant son refus, Ajmer l’a traînée dans un champ éloigné pour la décapiter avec une faucille.
Son histoire est connue grâce à la couverture médiatique orchestrée par Rishi Kant, un militant des droits de la femme. Lorsque celui-ci a interrogé les parents de la jeune femme à Jarkhand, pour les interroger sur ce qui avait pu se passer, la mère de la victime a seulement pu déclarer en pleurant que face à la misère qu’ils vivaient, elle n’avait eu d’autre choix que de vendre son enfant. Quand au mari de Tripla, il doit désormais répondre de meurtre devant un tribunal. Mais cette tragédie n’est qu’un cas parmi des milliers. Chaque semaine dans les villages du seul district de Mewat, monsieur Kant vient secourir de plus en plus de femmes endurant une vie de maltraitance.
20 mars 2008
Temps de chien...
Non je ne parle pas de pluie mais de la chaleur, qui a une facheuse tendance à me faire sortir de mes gonds, mes parents on pu le constater!
Un exemple typique: aujourd'hui j'étais tranquillement dans mon rickshaw pour rentrer chez moi après mon cours du matin de diplome intermédiaire de français, et nous étions arrêtés à un feu rouge (oui même en Inde il y a des feux rouges!!!) Tout à coup, une mendiante s'est approchée de moi en gémissant dans un sari très sale, elle pleurait et elle touchait mes pieds avec ses mains en signe de respect apparement mais je n'ai pas trop compris cette coutume de toucher les pieds des autres. J'ai lu sur un site que ce geste est révélateur des quatres règles de bonne conduite tirées du Sadachara: Pureté, humilité, dévotion et charité: un acte d'abnégation et de pur respect. "on cultive la charité en donnant à ceux qui ont faim, aux malades, aux vieillards et aux malheureux". 
D'accord.
Enfin bon...j'ai honte de le dire, je n'ai pas trop été émue ou bouleversée par cette femme mais son numéro commençant à me gonfler, je lui donne dans un horrible geste de colonisateur magnanime la coquette somme de... 10 roupies (ya de quoi se faire un repas).
ET LA..
Elle me regarde très étonnée, tout sentiment d'humilité disparu de ses yeux et elle me fait dans un anglais parfait: only???!!! Give me 10 ruppies more!
A ce moment là j'ai senti ma main droite prendre son élan et viser la joue gauche de mon interlocutrice et seule une force mystérieuse m'a empêchée d'aller au bout de ma réaction primaire. Pendant ce temps là, voyant que mon visage commençait à enfler et s'empourprer dans une légitime indignation, le visage de la femme se transformait et ses lèvres se plissaient dans un sourire malicieux par trop insolent comparé à son attitude première. De la première forme voutée et désespérée jaillissait une véritable star du show, qui se relevait toute droite et s'en allait en gambadant dépenser un argent finalement bien gagné!!!
Toujours dans ce même rickshaw, alors que je commençait limite à somnoler étant donné la chaleur, je m'aperçois soudainement que le compteur défile à la vitesse de la lumière. et oui normalement on paye en fonction du kilomètre, et bien là, je me retrouvais à payer le prix du kilomètre par 10 mètres!!! Il était plus de midi, le moment le plus chaud de la journée... Passablement énervée, Je préviens franchement mon chauffeur que je ne paierai jamais le prix indiqué et arrivée à destination, il m'a fallu négocier pendant 10 minutes pour ne pas céder à son escroquerie!!! 
Ca parait affreusement pessimiste ce que je raconte hein? Ce n'est pas que je veuille faire de la mauvaise pub aux Indiens parce qu'il y a quand même de nombreux avantages à vivre dans ce pays que j'aime toujours beaucoup. MAIS IL Y A UN MOMENT... où on peut être un tout petit peu irrité de se faire traiter comme un billet de dollar sur pattes!!!















La queue devant le temple... 



