25 avril 2008
Le CON de l'année
Dans le journal d'hier:
Je crois que le plus gros con de l'année est indien. Écoutez un peu ça: Un mec indien était en prison, et harcelait sa femme pour qu'elle l'en fasse sortir. Sa femme, bonne poire, fait des études de droit, devient une brillante avocate et le fait sortir de la geôle pourrie où il croupissait.
Devinez comment il l'a remerciée?
À peine sorti de tôle, il l'a étranglée jusqu'à ce que mort s'ensuive, et a déclaré à la police, (une fois retourné en prison) qu'il ne supportait pas qu'une femme (sa femme!!!), ait un plus haut statut social que lui.
MAIS QU'IL EST CON, MAIS QU'IL EST CON, MAIS QU'IL EST CON!!!!!
suite et fin de la ballade
Bon je réponds aux requête de mes fidèles commentateurs:
Non la ballade n'était pas finie mais je suis tombée malade et j'ai fait une petite cure de désintox d'internet!
Bref j'ai rencontré pas mal de monde en deux semaines dans "la ville de l'épouvantable nuit" (dixit Rudyard Kipling), et oui! s'installer à la Salvation Army implique assumer une vie sociale trépidante! Et c'est ce qui s'est passé!
Calcutta ville des surprises... et de l'argent facile! À peine tombée malade après deux ou trois jour, j'apprends que les touristes diarrhéiques peuvent bénéficier d'une coquette somme de près de 170 euros s'ils acceptent de se faire observer par le cabinet médical du docteur Chatterjhee. Moi, ni une ni deux, appât du gain oblige, à peine remise d'une tourista monumentale (je vous passe les détails) je me rue dans un petit bouiboui me gaver de produits plutôt "à risque": salade lavée à l'eau douteuse, lassi à la mangue et autres jus de pastèque, pour finir par une salade de fruits. Surprise, c'était vachement bon! Mais bon parlons business: Je téléphone au cabinet du "daktar Chatterjhee" et surprise: sur qui je tombe? Une suisse! qui parle français en plus! Hou là va falloir jouer serré... J'utilise une pauvre petite voix faiblarde et elle me donne rendez vous: En fait l'expérience a marché comme sur des roulettes: Il fallait juste donner des échantillons de selles (grâce à dieu, ma maladie n'était pas tout à fait finie!!!) et tester des antibiotiques! Et voilà mon billet d'avion remboursé!
J'ai l'air malade hein??? Hein??? ça dépend dans quel sens du terme...
Le lendemain, sensée être convalescente, je me fait une journée piscine avec ma copine Solenn, et on finit par faire la tournée des boîtes jusqu'à 4h00 du mat'!! Vachement sérieux bravo, pour une preneuse d'antibiotiques...! Le summum a été lorsqu'on est retournées à la piscine vers une heure du matin pour se faire un petit plongeon déguisé en accident (comme de par hasard, bah oui on revenait à la piscine que pour se promener!) sous les yeux horrifiés du personnel d'entretien, avant de retourner danser dans une boîte d'un hôtel de luxe, trempées jusqu'aux os!
Mais bon dans un pays où il fait 35 degrés en plein cœur de la nuit, c'est difficile d'attraper un rhume!
Enfin bon on a aussi quand même continué à découvrir la ville, qui n'en finissait pas de se dévoiler: 
Le temple Jaïn de Sithal Nath, le 24ème dieu des Jaïns : CAnon!
À l'intérieur: La classe tout est en mosaïque! Et moi de penser "qu'est ce qu'il ont dû s'embêter à mettre tous les ptits morceaux de faïence dans le mur..."

Ma copine Solenn devant un temple jaïn (encore un!!!)
La cathédrale Saint John, église anglicane et un des autres vestiges de l'occupation britannique en Inde. Située en plein coeur de la ville et donc du traffic, on y est pourtant au calme! Et ça ça fait du bien!!!
La bande de potes de la Salvation (plus la pièce rapportée)prenant un pot au Fairlawn hôtel, où fut tourné le fameux film de Roland Joffé: La Cité de la Joie: Paul Javid, rencontré à la piscine et devenu un super pote, Angeline:atterrie de sa ville de Montpellier, Moi, Solenn la nantaise, et Havilah: Débarquée de son Wisconsin natal. A propos de ceux qui se moqent de l'inculture des américains sur certaines vidéos que je ne citerai pas: QUI sait situer le Wisconsin??? hein Hein HEIN????
Les trois couleurs du drapeau indien(à l'envers c'est vrai...) : CHAKDE INDIA!!!!! (En avant l'Inde!!)
Enfin un petit clin d'oeil à... moi: Les intellos de Calcutta (oui je suis présomptueuse et je le vis très bien), qui est la ville ayant le plus de librairies au monde (environ 10000) et qui se targue d'être LE centre intellectuel indien (mais Pune n'est pas en reste non plus!). Cette photos a été prise dans le quartier de l'université et il faut savoir que les calcuttans sont fiers de leur héritage culturel. La ville vit en effet naître l'immensément célèbre (enfin en Inde hein!) Rabindranath Tagore, le premier écrivain non-européen à recevoir le prix Nobel de littérature, ainsi que Sarat Chandra Chatterjhee (pas le docteur l'écrivain ce coup-ci), auteur du fameux Devdas: histoire dont ont été tirés pas moins de treize films, tous indiens.
Ces vacances de quinze jours furent donc géniales j'étais vraiment ravie de pouvoir retourner sur les lieux de mon premiers atterrissage indien il y a trois ans, mais je suis quand même vachement contente d'avoir retrouvé Pune, d'une part parce que mes collocs et mes potes me manquaient, d'autre part parce que prendre cinq douches par jour à cause des 45 degrés et 99% d'humidité du climat de Calcutta, au bout d'un moment CA VA hein!
09 avril 2008
la ballade se prolonge!!!
J'ai eu quelques commentaires sur ma promenade mais dis donc les filles, vous n'avez pas pensé que vous emmenais faire une ballade à Calcutta? hé oui c'est ça le but!!!
Je vous emmene donc à la rencontre de ces "fiers bengalis" dont je parlais hier, Il y a une effervescence incroyable dans cette cité et ses habitants adorent leur ville. Certes il y a certaines lacunes dans les infrastructures, mais le dynamisme de s habitants en compense une large partie.
C'est par exemple la ville ou j'ai vu le plus de jardins et de larges allées où il fait bon se promener, en dépit du bruit assourdissant du traffic. En bas: le Victoria Memorial, dans lequel je ne suis pas rentrée: il y a trois ans, le parc était gratuit, aujourd'hui chaque indien doit payer 10 roupies pour y pénétrer, et les étrangers 150!!!! Un scandale!!! et encore... Je connais quelqu'un qui aurait dit: "laaaamentable"...
Et enfin, un petit tour par " little Benares" (Benares je sais pas mais little c'est certain) à 5 minute à pied du mouroir, c'est là que s'opèrent les différents rites de purification hindouistes.

La deesse accueille l'hindou aux portes de la mort.... C'est sur ce ghat que beaucoup d'hindous sont incinérés avant que leurs cendres ne soient répandues dans la rivière...
07 avril 2008
Marche dans la ville
Juste quelques clichés pris comme ça au hasard d'une promenade hier après midi. On ressent vraiment la fierté de la cité au travers de ses habitants, il y a une ambiance vraiment fascinante ici...

Une jolie marchande de fleurs...
Le New Market de Kolkata, qui désormais porte bien son nom!
Un gamin des rues...
Scène "banale" devant l'Oberoi: le plus luxueux hotel de la ville, que voici en dessous:

Comme quoi il y a de belles ballades dans le coin....
06 avril 2008
Redécouverte
KALI TEMPLE vu du toit de Nirmal Hridray
Shop de jus de canne à sucre, très populaire en Inde
Les batiments de l'époque coloniale pas mal de rénovations finalement!
Apéro dans le salon de la salvation hier soir avec des américains, des english, un russian, un australian and deux french people (dont me).
"Ils sont si mignons... Et ils ne demandent qu'une roupie.... Ce n'est RIEN voyons!" Voila le genre de réflexion qu'il faut refuser de se faire.
Car certes, c'est vrai, ils sont SUPER mignons. Certes une roupie n'est RIEN (0.01 Euro), Tellement rien que ça ne changera RIEN à leur situation ! Pire: on encourage les enfants à tout attendre des autres et donc à être assistés. Depuis huit mois que je suis en Inde je n'ai JAMAIS donné à un enfant excepté des biscuits, et encore, de très rares fois. Mais quand je vois parfois des gosses de même pas un an auxquels on n'a appris qu'une seule chose: tendre la main et sourire, j'ai le poil qui se hérisse!!! De plus en plus à Sudder street, on voit des enfants en uniforme d'école tendre la main aux touristes. Bah oui, pas bêtes, les petits: TOUT LE MONDE SAIT où il y a de l'argent facile... Donc à la sortie de l'école et avant de rentrer à la maison... Pourquoi ne pas se faire un peu d'argent de poche?
Certaines femmes vont même jusqu'à louer des bébés à la journée pour faire plus pitié... Bref, je ne nie pas la pauvreté en Inde, en revanche je n'oublie pas que c'est à la mafia que la mendicité profite le plus souvent et qu'il vaut mieux s'investir dans des assocs' que de déculpabiliser en lachant trois sous qui ne changeront RIEN à leur situation!
C'est bête à dire... mais malheureusement c'est fou le nombre de touristes qui ne comprennent pas ce SIMPLE raisonnement et qui continuent d'alimenter un système complètement corrompu!
Et oui j'ai beau être très heureuse de retrouver Calcutta, tout n'est pas forcément magnifique!
Le marché de Kalighat: presque uniquement des objets pieux en l'honneur du panthéon hindouiste.
05 avril 2008
Je suis chez moi!
C fou comme je me rattrape sur les photos! j'ai accumulé tant de frustration de n'avoir qu'un appareil argentique la derniere fois que là je me lache!
voici donc ma rue, qu'on dirait qu'elle a été bombardée : Sudder Street! La seul chose qui a changé depuis trois ans, c'est le trou: il est plus grand... Y'a du progrès!
Le quartier de Kalighat, vu de la terrasse de Nirmal Hridray, le " mouroir" de mère Théresa, le premier dispensaire qu'elle a fondé. Enfin bon mouroir mouroir ( "dis moi si je suis... nan je rigole!" ) Selon les statistique il n'y aurait que 5% de décès parmis les pensionnaires de ce dispensaire.

Cette image mérite d'ètre commentée tant elle reflète le côté "bazar" de Calcutta : On voit ici des couches en tissus sécher au doux soleil (!!!) de Calcutta, devant un immense crucifix sous lequel est inscrit la phrase : "j'ai soif" une des dernières paroles du Christ, indiquant qu'il avait également soif d'amour. Mère théresa pensait que dans chaque personne misérable que l'on croise , il faut voir en elle Jésus qui demande à être rassasié d'amour. Cette question de la divinité au coeur de chaque être humain est présente également dans la religion hindouiste, puisque le mot "namaste": synonyme de "bonjour", veut aussi dire " Je respecte (ou je salue) le dieu qui est en toi".
Ainsi, même si l'on ne se prosterne pas forcément devant les destitués de Nirmal Hridray, les volontaires sont avant tout présents pour leur donner tout l'amour et l'attention dont ils sont capables.
Pour finir il faut savoir que ce dispensaire catholique, est dans les locaux d'une ancienne mosquée et que si on plisse les yeux, on aperçoit le toit du temple de Kali voisin.
Mélange du sacré et du... crade, mélange des genres... Bienvenue à Calcutta!
PS: Possible également de voir "ma vidéo star" sur Daily motion en cliquant ici
Les vendeuses de fleurs à donner en offrande à la déesse Kali.
03 avril 2008
Youpi tralala!!!!!
CA Y EST!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après trois ans de nostalgie maladive à propos d'une ville dont je rêvais quasiment toutes les nuits j'ai enfin retrouvé ma terre promise.... plus en bordel que jamais!!!
Mais bon Calcutta est le seul endroit au monde où je tolère la saleté donc ça devrait le faire!
Je reprends mes bonnes vieilles habitudes (celles qui m'ont tirée du lit tous les matins s'en souviendront...) Demain lever 6h30 et direction la mother house pour le petit dej avant de retrouver mes petites vieilles préférées de Kalighat!!!
Je sens que je vais pas dormir cette nuit (surtout que ma chambre est au rez de chaussé et que je sais qu'il y a des rats... ;-D
4 avril
Et bien c'est comme je l'avais prévu: nuit horrible et ce fut très dur de se lever!! Mais je n'ai pas pu résister au petit dej dégueu que propose la mother house et dès 6h30 j'étais debout!
Quelles sensations étranges!!! Reprendre le même chemin, celui que j'ai refait en rêve pendant trois longues années, sans hésiter un seul instant sur la direction! Et ce qu'il y a de drole, c'est que je me souvenais des odeurs qu'il y allait avoir en fonction de l'avancée du chemin: "ah, à ce niveau là, ça sentait le brulé, là ça puait à cause de la décharge (devant une église entre Sudder street et la mother House) ah et puis là c'est le quartier musulman et ca sent la viande qui n'a jamais vu un frigo! et à chaque fois, pile au bon moment, c'était exactement selon mes souvenirs!
Au mouroir de Kalighat, j'ai eu une bouffée de joie car j'ai revu la petite grand mère à laquelle j'étais le plus attachée: Sépali! Qui, je suis sure a fait semblant de me reconnaitre: "ah Mary didi, Mary didi ! (didi veut dire soeur en Hindi) Yes I remember you!" Oui sauf J'ai vite remarqué que ses pupilles étaient biern blanches et qu'elle ne voyait plus rien! J'ai vite retrouvé les réflexes de volontaires, je savais où étaient les changes et les médocs, comment on met une couche taillée dans un torchon, comment on fait boire le tchai ou l'eau à la petite cuillière... La misère est toujours aussi présente à Calcutta et rien n'a vraiment changé: Par exemple il y a toujours la photo de mes copines et moi au dessus de l'unique table du Curd Corner, le bar où l'on se gavait des bons Lassis de Sony, plus en forme que jamais d'ailleurs!
Je voudrai encore écrire tellement de chose mais je dois aller à la maison mère pour l'inscription!
J'Y SUIS!!!! (2eme en partant de la gauche)
01 avril 2008
Adieu, maam la professeur...
Aaaaaaaaaaaah ça va me manquer des élèves comme eux!!!
aujourd'hui c'était mon dernier cours avec mes diplômes avancés préférés! et oui, huit mois de cours trois fois par semaine ça soude c'est certain! Ils m'ont comblée toute cette année, par leur vivacité d'esprit, leur motivation, leur curiosité à l'égard de la culture française, et aussi par des sorties au restau, des cadeaux, des fleurs, des gâteaux à leur sauce que je mangeais consciencieusement par ce qu'"ils étaient offerts de bon coeur". Ce soir j'ai apporté des gâteaux et eux... des cadeaux! un sac à main, une étolle, un sac à dos. Ils ont fait un super discours de remerciements et tout et tout... bref je sors de là avec la tête comme un melon, sûre de mon talent ou devrais-je dire de mon génie à enseigner! Ah comme j'aimerai avoir les mêmes en France l'année prochaine!
de gauche à droite en partant du haut: Shalmali, Vikas, Mahesh, Vallari, Aparna, Seema, Pratchi, Sheetal, Swapnali.
En bas: Parisha, Tanvi, Kirti, Aarti et moi. Voilà comme ça je ne pourrai pas oublier les prénoms!
journée à Sinhagad avec mes élèves
Dimanche dernier, mes élèves m'ont emmené faire un trek dans les montagnes du Maharashtra sur les traces du héros de la région, le célébrissime Shivaji. Nous sommes donc tous partis à 5h30 du matin (trop dur!) en voiture et en moto pour grimper dans la montagne. Naturellement, nous sommes en Inde, arrivés sur place, la montagne était déjà investie par une foule super motivée et là... La course a commencé!
Et oui on n'était pas là pour une ballade mais bien pour un challenge! sur les chemins escarpés de montagne, on se bouscule, on se double et le jeu consiste à se dépasser les uns les autres! J'ai vraiment cru que c'était un traquenard! Moi qui partait en me disant que je devais arriver la première, je suis arrivée bonne quatrième... en partant de la fin!!!
Le site est situé sur le plateau du Deccan et "c'est de toute beauté"! Sinhagad est une des premiers forts que Shivaji conquérit au XVIIème siècle. La légende raconte que le fort était occupé par les Moghols, musulmans et que comme Shivaji était hindou, il ne supportait pas l'occupation de son territoire par des étrangers. Il envoya donc son bras droit laver dans le sang cet affront. Ce fameux bras droit était aussi son meilleur ami son "Simha". Celui-ci s'appretait à célébrer le mariage de son fils lorsqu'il reçu sa mission envoyée par Shivaji. Il aurait déclaré: "mon devoir de sujet passe avant celui de père." Et il a foncé se faire tuer et accessoirement reconquérir le fameux fort, après avoir escaladé de nuit la montagne. Tout en montant les sentiers escarpés de la montagne, je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer, grimpant en soufflant la montagne avec toute son armure et je n'arrivais pas à me le représenter autrement qu'en nage en tain de se poser la question fatale: "mais pourquoi j'ai dis une telle connerie?! quand je pense que je pourrais être en train de faire la fête et que je suis là à m'acharner sur des rochers pour un fort débile!!!" Enfin là c'est de la pure interprétation.... toujourd est-il qu'il a mis une bâche aux Moghôls et que depuis les punéites se sentent plus quand on leur parle de Shivaji! 


Coucou c'est nous!!!! Prasad, Vikram, Ashish ("c'est ton vrai prénom Ashish??? Mais qu'est ce qu'ils avaient fumé tes parents avant de choisir ton prénom???? Oups! Ah bah en fait je sais!") Aradhana et la petite fille d'Indrayani.... heu... Anoushka oui voilà je sais!!!
devant l'entrée du fort: une belle brochette d'élèves: Prasad, Ashwini, Surekha, Indrayani, Ashish, Vikram, Amrish et Aradhana. Ils sont tous là? ouf!!! j'ai réussi à me souvenir de leurs prénoms!
Ah la photo du bas c'est pour la rubrique gore: c'est du haut de ce promontoire que l'on jetait les criminels! C'est vertigineux et ça pousse au sadisme. Pratique apparement très courante à cette époque, dans le film Jodhaa Akbar, on voit le héros balancer son frère traître du balcon mais comme ça ne le tue pas il descend le chercher, le remonte et le relance! filmé à la bollywood c'est grandiose!

















La queue devant le temple... 



